Pourquoi attaquer Google pour lutter contre l’antisémitisme est débile

Quatre associations françaises ont engagé des poursuites à l’encontre de Google pour que le moteur de recherche cesse d’associer, via sa fonctionnalité Google Suggest (2008), le mot “juif” aux requêtes des internautes portant sur des personnalités. Google Suggest est une amélioration facultative du moteur de Google qui propose en temps réel aux internautes des mots-clés susceptibles d’affiner leur recherche.

"Se trouve ainsi diffusé et amplifié, de la manière la plus visuellement immédiate, le sentiment de l’omniprésence des juifs aux commandes de la France", ont expliqué ces associations, parmi lesquelles l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), SOS Racisme ou encore le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP). Patrick Klugman, l’avocat de SOS Racisme, va plus loin et a déclaré que les pratiques de Google ont abouti à "la création de ce qui est probablement le plus grand fichier juif de l’histoire". L’audience est fixée au 2 mai à 10h au tribunal de Paris.

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En découvrant ça dans Le Monde, j’ai failli tomber de ma chaise. Je veux bien que Google soit le grand méchant loup de la Silicon Valley qui court après nos données personnelles pour mieux nous vendre toutes sortes de publicités. Mais de là à dire qu’il “expose à un risque gratuit d’antisémitisme” comme le soutien Stéphane Lilti, l’avocat de l’UEJF sur newsring.fr, c’est pousser le bouchon un peu loin.

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6 conseils de Google et de Facebook à l’industrie des médias

Robert Andrews a interrogé le responsable des nouveaux produits Google Richard Gingras (ex-PDG du webzine Salon) et le Responsable du programme “journaliste” de Facebook Vadim Lavrusik sur l’avenir du journalisme. Ils lui ont fait 6 recommandations que votre humble servante vous retranscrit :

1) “Tuez l’article”

Tout le problème des médias, selon eux, tient au fait qu’ils s’accrochent aux narrations imageet à l’architecture des contenus qui préexistaient à Internet, comme des moules à un rocher. Pourtant, Internet change beaucoup de paramètres de la présentation et la mise en perspective de l’information. Pourquoi ne pas se mettre en phase avec les nouvelles façons de consommer l’information ?

Pour ma part, je pense que beaucoup trop de rédactions web travaillent encore trop à partir de textes. Je n’ai rien contre le texte, mais Internet nous permet de présenter l’information de manière plus riche dans une écriture multimédia. Rare sont les publications qui maîtrisent cette écriture, qui correspond pourtant parfaitement aux attentes des internautes et permet de répondre aux angoisses de certains mollusques qui craignent la cannibalisation d’une édition par l’autre.

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Avoir du succès = se faire avaler par Facebook

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Peut-on être un réseau social qui marche et rester indépendant ? 

Rien n’est moins sûr. 

Ce 9 avril, Facebook a annoncé avoir acheté Instagram pour un milliard de dollars (soit 762 millions d’euros). Ce réseau social pour mobile compte 30 millions d’utilisateurs (avril 2012, source: New York Times). Chaque jour, 5 millions de photos sont prises, transformées avec toutes sortes de filtres et d’effets photoshop pour être partagées avec des amis via cette application qui, jusqu’à la semaine dernière, n’était disponible que sur l’iPhone. 

 Sur le blog d’Instagram, le PDG de la petite start-up de San Francisco (where else ?), qui ne compte que 13 salariés et deux ans d’activité, explique : 

Il est important de comprendre qu’Instagram ne va pas disparaître. Nous allons travailler avec Facebook pour faire évoluer l’application et élargir le réseau. Nous continuerons à ajouter de nouvelles fonctionnalités à notre produit et nous trouverons de nouvelles façons de créer une meilleure expérience de la photo mobile.” 

Selon les deux parties, Instagram va garder son indépendance. Pourtant, FriendFeed (microblog agrégateur de médias sociaux) ou  Gowalla (réseau social géolocalisé), ont fait long feu une fois entré dans le giron de Facebook.  Instagram subira certainement le même sort car même si cette dernière acquisition est la plus forte en nombre d’utilisateurs, elle reste une amélioration des services de Facebook et non une évolution de ceux-ci. 

Clairement, l’idée pour Facebook est de progresser encore en matière d’audience, et notamment … en Chine, car l’application est disponible en chinois et intégrée à Sina Weibo, la plateforme la plus populaire de microblog dans le pays, souligne le Wall Street Journal. Sachant que Facebook y est encore interdit, il pourrait bien avoir ainsi trouvé sa porte d’entrée dans l’Empire du Milieu. 

Incorporant petit à petit les starts-up qui ont de bonnes idées et qui complètent ses services, le réseau social de Mark Zuckerberg continue tranquillement son petit bonhomme de chemin. Une voie qui l’amènera à constituer un écosystème dont il sera de plus en plus difficile de sortir. 

Google Street View à la Maison-Blanche

Dans le cadre de son projet Art, Google s’est ouvert les portes de la résidence officielle du président des Etats-Unis. 

La réalité augmentée comme sur des… lunettes

Vous en avez rêvé, Google l’a fait. En chaussant ces lunettes d’un genre un peu spécial (elles n’ont pas de verres), le géant de la recherche en ligne promet de vous permettre de vous promener dans le monde réel comme si vous le regardiez à travers votre smartphone. Aucune date de commercialisation des “Google Glasses” n’a pour l’instant été annoncée, mais vous pouvez vous consoler en regardant cette vidéo parodique du spot, dans laquelle le personnage qui porte ces fameuses lunettes devient un danger public.