Par Amina Khabar
On s’inquiétait auparavant de la toxicité des ondes émises sur le cerveau, mais voilà maintenant que les smartphones sont montrés du doigt pour leur saleté. Et ce ne sont pas des hypocondriaques qui tirent la sonnette d’alarme mais Timothy Julian, un très sérieux scientifique de l’université américaine de Stanford. En effet, d’après une étude qu’il a publiée en juillet dernier dans le Journal of Applied Microbiology, jusqu’à 30% des virus présents sur la surface vitrée des appareils irait directement se poser sur les doigts des usagers. Une enquête britannique, citée par The Sacramanto Bee, va encore plus loin pour vous faire regarder d’un œil méfiant votre téléphone : celle-ci contiendrait en effet 18 fois plus de germes que la chasse d’eau dans la plupart des toilettes pour hommes… Outils de communication, les smartphones sont donc aussi des outils de contamination.
Quelques semaines avant le début de l’hiver dans l’hémisphère nord et sa cohorte de grippes et autres infections, cette information trouvera sans doute beaucoup d’écho parmi la population. Et elle ravira bien sûr les fabriquants de lingettes et désinfectants pour écrans…
Enfin, au rang des bonnes nouvelles, si les smartphones sont à présents considérés comme des vecteurs de maladie au même titre que les mouchoirs, les rampes d’escaliers et les boutons d’ascenseurs, c’est qu’ils sont bel et bien devenus des objets quotidiens, que l’on se montre, que l’on partage. Un signe incontestable de leur banalisation et de leur relative démocratisation.
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