Pourquoi attaquer Google pour lutter contre l’antisémitisme est débile

Quatre associations françaises ont engagé des poursuites à l’encontre de Google pour que le moteur de recherche cesse d’associer, via sa fonctionnalité Google Suggest (2008), le mot “juif” aux requêtes des internautes portant sur des personnalités. Google Suggest est une amélioration facultative du moteur de Google qui propose en temps réel aux internautes des mots-clés susceptibles d’affiner leur recherche.

"Se trouve ainsi diffusé et amplifié, de la manière la plus visuellement immédiate, le sentiment de l’omniprésence des juifs aux commandes de la France", ont expliqué ces associations, parmi lesquelles l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), SOS Racisme ou encore le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP). Patrick Klugman, l’avocat de SOS Racisme, va plus loin et a déclaré que les pratiques de Google ont abouti à "la création de ce qui est probablement le plus grand fichier juif de l’histoire". L’audience est fixée au 2 mai à 10h au tribunal de Paris.

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En découvrant ça dans Le Monde, j’ai failli tomber de ma chaise. Je veux bien que Google soit le grand méchant loup de la Silicon Valley qui court après nos données personnelles pour mieux nous vendre toutes sortes de publicités. Mais de là à dire qu’il “expose à un risque gratuit d’antisémitisme” comme le soutien Stéphane Lilti, l’avocat de l’UEJF sur newsring.fr, c’est pousser le bouchon un peu loin.

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Google Street View à la Maison-Blanche

Dans le cadre de son projet Art, Google s’est ouvert les portes de la résidence officielle du président des Etats-Unis. 

La réalité augmentée comme sur des… lunettes

Vous en avez rêvé, Google l’a fait. En chaussant ces lunettes d’un genre un peu spécial (elles n’ont pas de verres), le géant de la recherche en ligne promet de vous permettre de vous promener dans le monde réel comme si vous le regardiez à travers votre smartphone. Aucune date de commercialisation des “Google Glasses” n’a pour l’instant été annoncée, mais vous pouvez vous consoler en regardant cette vidéo parodique du spot, dans laquelle le personnage qui porte ces fameuses lunettes devient un danger public. 

Les Européens s’attaquent au “prédateur” américain

Par Amina Khabar 

Google a une “attitude prédatrice [qui] nuit non seulement au développement des jeunes entreprises innovantes, mais aussi à la liberté de choix des internautes.” C’est Bastien Duclaux, le patron du moteur de shopping français Twenga, qui le dit. Il dénonce le mauvais référencement de son entreprise par le géant de la recherche, qui fait passer en premier et de façon arbitraire, ses propres sites commerciaux. En somme, Google est à la fois juge et partie puisqu’il constitue le moyen d’accès privilégié des internautes aux différents sites de la Toile et oriente en même temps leurs recherches pour augmenter les bénéfices de ses propres filiales.  Ce qui constitue un cercle vertueux propulsé par son algorithme : plus ses sites sont visités et plus hauts ils remonteront dans ses résultats de recherche. La boucle est bouclée, plus personne ne peut entrer.

Twenga et quelques autres acteurs du web s’apprêtent à saisir la Commission européenne pour abus de position dominante. Bruxelles, ainsi que la Federal Trade Organisation, qui réprime la concurrence déloyale et  les pratiques antitrust aux Etats-Unis, seraient d’ailleurs en train de mener une enquête à charge contre Google. En août dernier, le webzine The Next Web comptait neuf entreprises au sein de l’UE à avoir déjà porté plainte contre Google. La Commission ne craint pas les grandes multinationales américaines : elle avait imposé à Microsoft de laisser les internautes européens choisir un autre navigateur qu’Explorer, initialement imposé à tous les utilisateurs du système d’exploitation Windows, et a imposé à l’entreprise plusieurs centaines de millions d’euros d’amende. Le géant californien n’a qu’à bien se tenir…

HUMANITAIRE – Google Person Finder en Turquie

Par Amina Khabar 

Le 23 octobre, un séisme de magnitude 7,2 sur l’échelle de Richter a frappé la Turquie. On indiquait, deux jours plus tard, 370 morts et 1300 blessés. Immédiatement, Google a lancé son application, Person Finder, qui permet aux internautes de mettre en ligne des fiches sur des personnes disparues et aux organisations de publier des informations sur les secours par exemple. Mis en place pour la première fois après le tremblement de terre à Haïti en janvier 2010, il a été utilisé pour deux autres catastrophes: le séisme en Nouvelle-Zélande en février 2011 et le séisme au Japon en mars 2011. L’application a reçu 600 000 messages lors de ce dernier événement.

Comment ça marche ? Une équipe de la branche non-caritative de Google et spécialisée dans la gestion de crise depuis l’ouragan Katrina en 2005, décide de lancer l’application. Une fois en ligne, n’importe quel utilisateur peut publier des informations, qui ne sont pas vérifiées ni  modérées. Cette ouverture permet de mettre en ligne un plus grand volume de données, ce qui peut sauver des vies. L’application peut être “embarqué” sur des sites ou blogs tiers. Pour l’instant près de 4000 fiches ont été postées.

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Le géant américain a mis en place une cellule de gestion de crise humanitaire.