Avoir du succès = se faire avaler par Facebook

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Certains droits réservés par tetraconz
Peut-on être un réseau social qui marche et rester indépendant ?
Rien n’est moins sûr.
Ce 9 avril, Facebook a annoncé avoir acheté Instagram pour un milliard de dollars (soit 762 millions d’euros). Ce réseau social pour mobile compte 30 millions d’utilisateurs (avril 2012, source: New York Times). Chaque jour, 5 millions de photos sont prises, transformées avec toutes sortes de filtres et d’effets photoshop pour être partagées avec des amis via cette application qui, jusqu’à la semaine dernière, n’était disponible que sur l’iPhone.
Sur le blog d’Instagram, le PDG de la petite start-up de San Francisco (where else ?), qui ne compte que 13 salariés et deux ans d’activité, explique :
“Il est important de comprendre qu’Instagram ne va pas disparaître. Nous allons travailler avec Facebook pour faire évoluer l’application et élargir le réseau. Nous continuerons à ajouter de nouvelles fonctionnalités à notre produit et nous trouverons de nouvelles façons de créer une meilleure expérience de la photo mobile.”
Selon les deux parties, Instagram va garder son indépendance. Pourtant, FriendFeed (microblog agrégateur de médias sociaux) ou Gowalla (réseau social géolocalisé), ont fait long feu une fois entré dans le giron de Facebook. Instagram subira certainement le même sort car même si cette dernière acquisition est la plus forte en nombre d’utilisateurs, elle reste une amélioration des services de Facebook et non une évolution de ceux-ci.
Clairement, l’idée pour Facebook est de progresser encore en matière d’audience, et notamment … en Chine, car l’application est disponible en chinois et intégrée à Sina Weibo, la plateforme la plus populaire de microblog dans le pays, souligne le Wall Street Journal. Sachant que Facebook y est encore interdit, il pourrait bien avoir ainsi trouvé sa porte d’entrée dans l’Empire du Milieu.
Incorporant petit à petit les starts-up qui ont de bonnes idées et qui complètent ses services, le réseau social de Mark Zuckerberg continue tranquillement son petit bonhomme de chemin. Une voie qui l’amènera à constituer un écosystème dont il sera de plus en plus difficile de sortir.

